Appel à communications
Un autre Texas ?
Une exploration de la richesse et de la diversité du Lone Star State (1970s-2020s)
Le 6 novembre 2026, Université Paris Cité
Automne 2027, INU Champollion, Albi
Une série de deux journées d’études
Organisée par Emilie Cheyroux (INU Champollion, Albi), Marine Soubeille (Université Paris Cité) et David Roche (Université de Montpellier Paul-Valéry, Institut Universitaire de France)
Si le Texas est indéniablement l’un des États les plus conservateurs des États-Unis aujourd’hui (le gouverneur G. Abbott mène depuis 2015 une politique drastique en matière d’immigration et d’éducation, poursuivant l’héritage de R. Perry et G. W. Bush), son image dans les médias, notamment en Europe, tend à présenter l’État comme un lieu homogène où seules les lois les plus réactionnaires sont votées et où les débats politiques se règlent à coups de fusil. C’est en tout cas ce que dépeignent des séries télévisées à succès comme Dallas (CBS, 1978-1991) ou encore Walker, Texas Ranger (CBS, 1993-2001). Au cours de son histoire tumultueuse, le Lone Star State a donné de nombreux arguments à ses détracteurs en matière de droits civiques, de politique frontalière et de culture politique. Cependant, le Texas a également toujours été un lieu de diversité politique, ethnique et culturelle, à l’image de sa géographie vaste et hétérogène, allant des vastes plaines du Panhandle aux forêts de pins de l’est du Texas, des horizons urbains de Dallas et Houston aux plages de sable de la côte du Golfe. Rappelons que c’est Lyndon B. Johnson, ancien membre du Congrès et sénateur du Texas, qui a lancé les programmes sociaux de la Grande Société au niveau national après l’assassinat de Kennedy et qui a fait adopter les lois sur les droits civiques en 1964 et 1968 (tout en refusant de se désengager de la guerre du Vietnam). Ann Richards, dernière gouverneure démocrate du Texas à ce jour (1991-1995), a perpétué l’héritage social des années 1970-1980, période où la coexistence entre modernité et tradition, entre hippies et cow-boys, selon Jason Mellard, a initié l’évolution de l’identité texane (Mellard, 2013). Quand Annise Parker devient maire en 2010, Houston est la plus grande ville des États-Unis à avoir une maire ouvertement lesbienne.
Les deux journées visent à explorer la singularité et la complexité du deuxième plus grand État états-unien, des années 1970 – décennie charnière – jusqu’à nos jours, afin de mettre en lumière les éléments venant contredire les stéréotypes qui ont affecté sa réputation d’État rouge, voire « redneck », et qui continuent d’alimenter les discours dominants. Les deux JE encouragent les chercheur·ses issue·s d’un large éventail de domaines (histoire, géographie, sociologie, études sur le genre et la race, littérature et musique, arts visuels et études cinématographiques, etc.) et qui adoptent des perspectives et des méthodologies variées (recherche en archives, observation ethnographique, entretiens, analyse formelle, analyse du discours) à aborder les représentations de l’État mettant en évidence les différentes tendances oppositionnelles et la riche culture qui y existent. Les communications pourront porter sur les productions et événements culturels produits, écrits et/ou interprétés au Texas, allant de la littérature au cinéma, de la musique au théâtre et aux festivals qui les diffusent, des séries animées à la télé-réalité et aux documentaires, ainsi que sur les politiques culturelles qui encouragent ces représentations et productions dissidentes.
Les deux journées d’études aborderont les thèmes suivants :
• JE 1 (Paris Cité, le 6 novembre 2026) : Représentations du Texas et de ses identités dans les productions culturelles
• JE 2 (INU Champollion, Albi 2027) : Façonnement de la culture Lone Star par les politiques culturelles nationales, régionales et locales
La première journée accueillera des communications traitant des représentations de l’identité multiculturelle du Texas en mettant l’accent sur la déconstruction des stéréotypes. La République du Texas ayant elle-même connu sept allégeances au cours de son histoire, avant d’être admise dans l’Union après la guerre américano-mexicaine (1846-1848) et pendant l’expansion vers l’ouest des États-Unis, l’histoire du Texas a été, dès le début, marquée par une grande diversité ethnique. Comme le reste du pays, l’État a été fondé sur l’effacement des tribus indigènes, l’histoire populaire ne se souvenant que des tribus les plus connues (les Apaches et les Comanches) et ignorant les autres (comme les tribus Jumano, Caddo, Kickapoo et Tonkawa). Alors que ces tribus se sont mélangées à plusieurs générations de colonisateurs hispaniques, donnant à la population mexicaine déjà présente dans la région du Texas un double héritage, la population Latino actuelle (mexicaine, portoricaine, salvadorienne, dominicaine, cubaine...) représente aujourd’hui 40 % de la population totale du Texas et compte plusieurs générations d’immigrants latino-américains. Les descendant·es du peuple mexicain qui habitait la région avant qu’elle ne devienne un État étatsunien insistent sur le fait qu’« ils n’ont pas traversé la frontière », mais que « c’est elle qui les a traversés », dénonçant les politiciens conservateurs qui ont tendance à considérer chaque Hispanique comme un immigrant illégal en leur rappelant leur propre histoire. Dans Anglos and Mexicans in the Making of Texas (1836-1986), publié en 2010, David Montejano montre comment les Mexicains ont contribué au développement de l’État. Quelques décennies plus tôt, dans son ouvrage fondateur de 1987 Borderlands/La Frontera: The New Mestiza, Gloria Anzaldúa, militante et poétesse chicana queer ayant grandi dans la zone frontalière, théorise la frontière entre les États-Unis et le Mexique non pas comme une barrière séparant les peuples, mais comme une zone de contact, s’opposant ainsi aux politiques de militarisation croissante de la frontière à l’époque. En définissant la zone frontalière comme un « tiers-espace », elle ouvre la voie à une nouvelle réflexion sur la dynamique frontalière, faisant de la frontière entre les États-Unis et le Mexique un cas d’étude pour les études frontalières tout en soulignant l’hybridation culturelle historique résultant de la rencontre entre les cultures à travers la langue, la cuisine ou la musique, appelée au Texas « culture Tejano/a ».
Pourtant, la description que fait Anzaldúa des zones frontalières du Texas, soutenue par l’accord de La Paz de 1983 qui a officiellement déclaré les 200 kilomètres autour de la frontière entre les États-Unis et le Mexique comme zone frontalière (Arreola), est constamment remise en question par les politiques conservatrices du bureau du gouverneur depuis le premier mandat de Bush en 1994. Le dernier en date, Gregg Abbott, soutient le renforcement de la sécurité frontalière depuis plus de dix ans. Il a lancé l’opération Lone Star en 2021 et a récemment déployé 400 soldats de la Garde nationale du Texas à la frontière sud. Alors que le discours vindicatif contre une « invasion Latino » est devenu monnaie courante pendant les premier et deuxième mandats de Trump, de nombreuses productions culturelles s’efforcent de raconter une autre histoire, comme les films Lone Star (1996), Les Trois Enterrements de Melquiades Estrada (2005), Machete (2010) et Tejano (2018). Les documentaires sur les droits des immigrants des années 2010 offrent également une image différente de la frontière et des zones frontalières, loin de la zone de guerre qu'ils prétendent être. Les récents documentaires sur le Texas, notamment la série documentaire God Save Texas (HBO, 2024) de Richard Linklater, Iliana Sosa et Alex Stapleton, peuvent-ils être considérés comme une réaction à la rhétorique anti-immigrés de Trump ?
De plus, ayant été l’un des premiers États esclavagistes, le Texas accueille depuis longtemps une population africaine-américaine croissante, arrivée sur le territoire avec les colons blancs au début du XIXe siècle. Rappelons que la volonté de maintenir esclavage a été l’un des déclencheurs de la révolution texane, puisque le gouvernement mexicain avait interdit cette pratique (Campbell, 2003, Flores, 2010). Pourtant, contrairement aux Mexicains ou aux Tejanos/as, les Africains-Américains sont rarement au centre des films, livres ou séries texans, dont la conception de l’hybridité culturelle n’englobe souvent que les identités latinos. Des communications sur les représentations africaines-américaines combleraient ainsi le manque de visibilité des Noirs au Texas, tout comme l’étude des Amérindiens de la région, d’abord réduits en esclavage dans les missions catholiques par les colonisateurs espagnols, puis chassés du territoire et de son histoire par des générations d’Anglo-Américains. Il en va de même pour les communautés asiatiques / sud-asiatiques du Texas qui, bien que très rares au XIXe siècle et au début du XXe siècle, ont connu un essor dans les années 1970 grâce au Immigration and Nationality Act de 1965 abolissant les quotas, et représentaient déjà près de 7 % de la population de la région de Houston en 2010. Pourquoi les représentations texanes continuent-elles de résister au multiculturalisme ? Que disent les productions culturelles contemporaines lorsqu’elles représentent cette diversité ? Quels publics sont visés ?
Enfin, les stéréotypes liés à l’identité texane s’éloignent rarement de la masculinité rude incarnée par le cow-boy (et sa variante institutionnelle locale, le Texas Ranger), une figure qui appartient au folklore texan autant qu’à celui de l’Ouest américain. Si les historien·nes ont souligné les origines mexicaines des cow-boys (Clayton, 1998) et l’existence de cow-boys africains-américains dans les ranchs du Texas (Massey, 2000), les représentations dominantes continuent de présenter ce héros démocratique comme un homme blanc, hétérosexuel et laconique (Walker, Texas Ranger, Lonesome Dove, Space Cowboys). Les productions cinématographiques, télévisuelles, littéraires ou musicales qui remettent en question ce type de masculinité en réinventant le cow-boy ou se débarrassant complètement de cet archétype remettent nécessairement en question l’identité texane, qu’il s’agisse de race, de genre ou d’orientation sexuelle. Alors que le sous-texte homoérotique entre Dunson et Matt comparant leurs pistolets dans Red River (1948) fait encore débat parmi les universitaires et les fans de westerns (Springer, 2005), des documentaires indépendants tels que Hummingbirds (2023) explorent avec délicatesse la queerisation des identités (nationales et sexuelles) dans les zones frontalières.
Les représentations culturelles ne découlent pas uniquement de la volonté de leur créateur ou des contextes sociaux et politiques, mais sont également rendues possibles par les politiques culturelles locales qui façonnent ce qui est publié, montré ou diffusé. La deuxième journée d’études sera ainsi consacrée aux politiques culturelles de l’État du Texas, qui reflètent et construisent ses identités. Comme l’affirme Sean P. Cunningham dans Cowboy Conservatism: Texas and the Rise of the Modern Right, « les concepts fondamentaux des Texans en matière de politique partisane – leurs impressions, leurs interprétations et leurs attitudes – ont radicalement évolué au cours des années 1960 et 1970 », à la suite de l’assassinat de JFK à Dallas (Cunningham, 2010). La perception du libéralisme et du conservatisme a finalement favorisé la droite au Texas, tandis qu’à la fin de la décennie, Dallas a imposé au monde entier une image du Texas conservateur à travers ses personnages de cow-boys urbains. Pourtant, les politiques culturelles qui ont le plus influencé la culture texane actuelle et transformé massivement ses productions culturelles ont également vu le jour dans les années 1970, avec la création de la Texas Film Commission et du programme cinématographique CinemaTexas au début des années 1970, puis du festival South by Southwest (SXSW) dans les années 1980 (Mellard). Dans quelle mesure ces institutions ont-elles donné naissance à un autre récit de l’identité de l’État ?
Une attention particulière doit être portée au rôle de la Texas Film Commission, fondée en 1971 dans le cadre du Bureau du développement économique du gouverneur afin d’encourager la production cinématographique et les tournages au sein de l’État, ainsi qu’à celui d’autres organisations qui cherchent à développer la production culturelle au Texas. Elle semble d’autant plus nécessaire depuis l’adoption récente du projet de loi sénatorial 22 en mars 2025, qui élargit le programme de financement au cinéma et à la télévision et prévoit d’allouer 1,5 milliard de dollars au cours des dix prochaines années à des projets (films, émissions de télévision, projets d’animation, jeux vidéo, publicités) qui ne « dépeignent pas le Texas ou les Texans de manière négative » ; la porte est ainsi ouverte à une forme de réglementation culturelle et idéologique jusqu’à présent implicite dans les lignes directrices de la Commission. Si les conditions à remplir pour bénéficier de la subvention ne sont pas nouvelles (quotas de personnel, de dépenses faites dans l’État), la codification du processus d’évaluation de la « texanité » du projet a suscité quelques doutes chez la sénatrice démocrate d’Austin, Sarah Ackhardt, qui se demande « quelles valeurs » seront prises comme référence (Fornoff, 2025). Soutenues par des personnalités comme Taylor Sheridan, Elizabeth Avellan et Matthew McConaughey, ces initiatives témoignent de la nécessité pour l’État d’attirer des productions cinématographiques, en particulier face à son voisin et rival, la Louisiane. Dans un article sur la commission cinématographique de Fort Worth, Tricia Jenkins et Kimberley Owczarski (2025) montrent comment « les commissions cinématographiques locales dépassent leurs rôles traditionnels » et peuvent transformer des villes conservatrices en « pôles médiatiques ». Dans un contexte marqué par la montée des politiques d’extrême droite et la multiplication des productions culturelles conservatrices à gros budget favorisées par de telles incitations (The Chosen, ainsi que 1883 et Landman de T. Sheridan), la question se pose de la place des voix dissidentes et des façons alternatives de représenter cet État, tandis que celui-ci est marqué par la forte polarisation politique de l’ère Trump-Biden-Trump et des « guerres culturelles » qui se déroulent au niveau national.
Étudier les institutions étatiques et leurs initiatives peut également amener les chercheur·ses à porter leurs regards sur l’échelle locale, et plus précisément, sur les grandes villes de l’État. Il convient également d’explorer la particularité de la capitale de l’État, Austin, surnommée « la myrtille dans la soupe à la tomate ». Malgré la gentrification qu’Austin a connue au cours des dernières décennies, la capitale de l’État ne reflète pas les tendances politiques de l’État et s’efforce de conserver son identité « bizarre (weird) » et son « sens du lieu » particulier (Joshua Long), une identité unique issue d’une scène artistique et musicale à l’histoire longue. Austin est, par exemple, la seule ville créative des arts médiatiques de l’UNESCO aux États-Unis. Les mouvements de résistance apparemment anecdotiques à l’arrivée des Californien·nes de la « tech » à Austin, avec des hashtags tels que #DontCaliforniaMyTexas, reflètent le désir de protéger l’identité d’Austin, même si la ville a su rester une scène attractive et dynamique du cinéma indépendant et des festivals de musique. Son plus grand festival, South by Southwest, qui célèbre depuis 1987 les industries du cinéma, de la télévision et de la musique, ainsi que les médias interactifs, reste l’une des plateformes les plus prestigieuses pour les créatif·ves du pays et témoigne de la volonté de la ville de se positionner comme un centre culturel. Le programme de financement des arts culturels de la ville soutient également des festivals plus modestes, tels que le festival de cinéma Cine Las Americas (1998–), qui fait partie d’une myriade d’événements qui contribuent au dynamisme et à la diversité culturelle d’Austin. La ville se vante également d’être la capitale mondiale de la musique live, accueillant le festival Austin City Limits, l’un des plus grands festivals de musique du pays, avec une programmation impressionnante pouvant atteindre 130 artistes. Nous encourageons donc les présentations qui explorent l’impact de la vie culturelle de la ville sur sa croissance – ou en dépit de sa croissance ! – et son identité.
On pourrait également mentionner les villes éminemment multiculturelles de Dallas et Houston, Dallas abritant la plus grande communauté africaine-américaine de l’État, et Houston souvent saluée dans les classements nationaux des villes pour la diversité de sa population, de sorte que les couples interraciaux s’y sentent les bienvenus (Heckler, 2025). Dallas a d’ailleurs été l’une des premières villes du Texas à attirer les investisseurs dans l’État dans les années 1980, avec la construction des studios de cinéma Las Colinas (Don Graham). La ville dispose par ailleurs d’un large éventail de musées d’art et d’espaces d’exposition. Les villes de San Antonio et d’El Paso sont, quant à elles, culturellement considérées comme des villes latino, revendiquant leur héritage mexicain et tejano et célébrant les origines mexicaines de l’État. Des études sur ces villes, leurs institutions et politiques culturelles ainsi que leurs initiatives artistiques constitueraient un complément bienvenu à la deuxième journée d’études.
Au niveau de l’État tout comme au niveau local, des efforts sont constamment déployés pour rendre la vie et l’histoire du Texas plus inclusives et plus accessibles à diverses communautés : des codes QR ont récemment été ajoutés sur les plaques commémoratives dans tout l’État afin que les gens puissent lire les panneaux des monuments en espagnol, tandis que des sites historiques érigent des monuments Tejano et Chicano – certes, au beau milieu des statues de soldats confédérés – pour commémorer leur rôle dans la création de l’État. Au musée Bullock d’Austin, la bataille d’Alamo est désormais racontée du point de vue tejano de Juan Seguín dans la salle d’exposition principale, marquant une volonté claire de raconter une histoire plus inclusive. Il est impératif de tenter de comprendre à quel niveau de telles initiatives culturelles symboliques ont été décidées, à quels besoins elles répondent et si elles rencontrent des résistances, comme l’illustre le vandalisme récurrent dont est victime la statue de Martin Luther King sur le campus de l’université du Texas à Austin depuis son érection en 1999.
Toute proposition traitant de la diversité du Texas, que ce soit dans les représentations ou dans les initiatives locales et étatiques, sera bienvenue. Si l’image du Texas et ce qui constitue l'« identité texane » semblent être des entités fluides et changeantes que les chercheur·ses s’efforcent constamment de saisir et de redéfinir, leur nature extrêmement conservatrice et homogène peut être contestée, car elle ne résiste pas à un examen approfondi. Ainsi, toutes les propositions qui explorent des aspects moins connus de la culture texane et qui ne sont pas nécessairement incluses dans cet appel à communications seront prises en considération, dans l’espoir d’élargir notre compréhension et notre imaginaire du Lone Star State.
Les résumés de 300 à 400 mots, accompagnés d’une brève bio-bibliographie, doivent être envoyés à emilie.cheyroux@univ-jfc.fr , marine.soubeille@u-paris.fr et david.roche@univ-montp3.fr . Les propositions pour la première journée d’études doivent être envoyées avant le 15 mai 2026 et celles pour le jour 2 avant le 15 décembre 2026.
Comité scientifique : Patrick Adamson (University of Saint Andrews), Julie Assouly (Université d’Artois), Camille Back (Université Toulouse Jean Jaurès), Zachary Baqué (Université Toulouse Jean Jaurès), Hélène Charlery (Université Toulouse Jean Jaurès), Claire Dutriaux (Université Paris Sorbonne), Tricia Jenkins (Texas Christian University), Mikael Toulza (Université de Lille).
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World Cities culture forum about Austin : https://worldcitiescultureforum.com/city/austin/



