Projets ANR

Porteurs de projetMichel BOEGLIN
Unité de rechercheIRIEC
FinanceurANR (AAPG - PRC)
Montant obtenu422 364 €
Dates de réalisation01/02/2022  - 31/01/2026

Description :

Le projet « Dissidences religieuses et Réception de la Réforme à la Renaissance en Espagne » (D4R) poursuit un double objectif : d’une part, la valorisation et l’exploitation d’un corpus retranscrit et annoté du XVIe siècle sur la Réforme en Espagne et, d’autre part, la mise au point d’un outil pour interroger et exploiter de gros volumes documentaires. Il entend surmonter plusieurs verrous :

OCRisation de l’imprimé au XVIe siècle, annotation des corpus anciens, création d’homologies propres à l’exploitation des procès inquisitoriaux et création d’un outil d’assistance au chercheur en SHS dans l’exploitation du corpus afin d’analyser des ensembles de textes massifs. Un algorithme intégré à l’espace de travail est en outre développé afin d’assister l’usager dans l’exploitation de corpus documentaires volumineux via cette plateforme qui sera constituée par l'intégration de plusieurs outils : l'un de type textométrique et d'autres dans le domaine de la représentation des connaissances.

Site Web :

Porteurs de projetFrédéric LEONE
Unité de rechercheLAGAM (ex UMR GRED)
FinanceurANR (Ouragans 2017 : catastrophe, risque et résilience)
Montant obtenu165 002 €
Dates de réalisation09/03/2018  - 31/12/2022

Description :

Le projet ANR TIREX s’est inscrit dans la continuité de premières missions menées par l’équipe en octobre 2017 aux Petites-Antilles, suite aux trois ouragans exceptionnels Irma, José et Maria. L’objectif premier de TIREX a été de poursuivre l’analyse des impacts et de renforcer le suivi de la reconstruction territoriale, en favorisant l’analyse comparative entre territoires du Nord des Antilles, et en formalisant des méthodes de RETEX (retour d’expérience) post-cyclone, continues (sur 4 à 5 ans), spatialisées et multi-dimensionnelles. La finalité « opérationnelle » du projet a été de transférer ces résultats vers les décideurs et les populations en mobilisant des méthodes, des outils et des supports adaptés aux attentes, pensés pour durer, intuitifs et interactifs. Ce projet a permis notamment d’améliorer l’alerte cyclonique aux Antilles, d’identifier les facteurs de vulnérabilité hérités, de comprendre les processus d’endommagement liés au vent et à la mer (submersion), de suivre les dynamiques de relèvement territorial et humain aux échelles individuelles et collectives, et plus globalement de renforcer les capacités d’adaptation et de réponse des sociétés micro-insulaires antillaises en contexte de changement climatique. TIREX était organisé en tâches complémentaires croisant les compétences multiples de tous les membres du groupement, en géographie des risques, analyse spatiale, géomorphologie, sciences politiques, médiation scientifique, physique de l’atmosphère, modélisation, climatologie, etc. Le projet a débouché sur des outils de transfert des savoirs et d’éducation novateurs, fondés sur des approches participatives, des réunions publiques, des mises en situation des jeux sérieux, des jeux de rôle, des cartographies numériques en ligne et interactives, des consignes, un guide de bonnes pratiques… TIREX contribue à la construction d’une représentation et d’une mémoire collectives de ce que peuvent être les conséquences directes et indirectes d’un cyclone de catégorie 5, afin de mieux s’y préparer dans le futur. Le projet s’est conclu par 39 publications, 57 communications orales, 3 thèses de doctorat (dont le 1er prix sciences du risque), 15 mémoires de master et l’organisation d’un colloque international « Géorisque 2022 » en Guadeloupe qui a réuni 33 communications qui donneront lieu prochainement à un ouvrage spécial. Les livrables contribuant au transfert de connaissances et d’apprentissages ont pris la forme d’auditions parlementaires, d’un guide de bonnes pratiques à l’attention des décideurs, d’un film (à paraitre), d’ateliers participatifs sur le terrain, d’ateliers de restitution (mai 2022), de consignes de prévention, d’un jeu de rôle (gestion de crise) testés avec les étudiants de l’INSP (ex. ENA), d’un jeu sur table pour collégiens (Ouragame), de cartographies interactives et narratives (storymaps, 1er prix ESRI), et d’un site web de diffusion des principaux résultats du projet TIREX : https://tirex.univ-montp3.fr

Sites Web :

Porteur de projetAlan VERGNES
Unité de rechercheCEFE
FinanceurANR (AAPG - PC)
Montant obtenu278 208 €
Dates de réalisation06/01/2020 - 05/07/2024

Description :

Afin de remédier aux externalités négatives provoquées par l’urbanisation, les politiques d'aménagements s’orientent vers des villes durables et productives basées sur un développement de la nature en ville. Pour y parvenir, un saut de connaissance sur l’écologie des socio-écosystèmes urbains est indispensable. Le projet BISES a pour objectif d’appréhender l’écologie des communautés d’organismes des sols urbains. Cette biodiversité reste peu connue malgré son rôle central dans la provision des services écosystémiques essentiels à nos sociétés. S’appuyant sur un couplage entre recherche collaborative et sciences participatives, ce projet s’attachera à déterminer les flux d’organismes du sol entre les espaces végétalisés productifs et non productifs. Au-delà d’avancées majeures en termes de recherche fondamentale, le projet permettra de valider un tableau de bord d'indicateurs de la qualité biologique des sols urbains permettant une gestion durable du sol des villes.

Site Web:

Porteur de projetDelphine BELLIS
Unité de rechercheCRISES
FinanceurANR (AAPG - JCJC)
Montant obtenu205 200 €
Dates de réalisation01/02/2020 - 31/07/2024

Description :

Ce projet vise à réévaluer l’importance de la pensée de Pierre Gassendi (1592-1655) dans la constitution de différentes formes d’empirisme en Europe au XVIIe siècle. La première partie de ce projet cherchera à montrer le rôle des recherches de Gassendi dans différents domaines scientifiques (optique, astronomie, physique, mécanique) pour la constitution de sa théorie empiriste de la connaissance. La deuxième partie de ce projet s’attachera à étudier la diffusion et l’influence de sa pensée dans deux régions particulièrement réceptives à l’empirisme : les Provinces Unies et la Grande-Bretagne. Ce faisant, il s’agira de montrer que la constitution de différentes formes d’empirisme au XVIIe siècle n’est pas réductible à l’influence de Francis Bacon et de mettre en évidence l’importance de la pensée de Gassendi afin de défaire ce qu’on a appelé le « mythe de l’empirisme britannique ». (David F.Norton)

Site Web :

Porteur de projetPom CHARRAS
Unité de rechercheEPSYLON
FinanceurANR
Montant obtenu232 113,51 €
Dates de réalisation01/03/2019 - 31/08/2023

Description :

Face à la richesse des informations dans l’environnement, le système cognitif se doit de sélectionner les items les plus saillants et les plus pertinents pour optimiser notre comportement. Chez l'individu sain, il est commun de faire l'expérience d'une sélection inappropriée. C'est par exemple le cas quand vous cherchez désespérément votre téléphone portable alors que vous le tenez dans votre main, ou quand vous cherchez votre stylo alors qu'il se trouve juste devant vous. Bien évidemment, ces erreurs sont loin d'être déterminantes pour votre survie. Cependant, dans certaines situations, comme la conduite, manquer un panneau de signalisation peut avoir des conséquences dramatiques.

L'objectif de ce projet est d'étudier les processus cognitifs qui sous-tendent cette sélection dans le but d'améliorer le traitement de l'information dans des pathologies comme l'hémi-négligence ou dans des environnements où la quantité d'informations à traiter met le système en difficulté (conduite automobile ou aéronautique). La majeure partie des travaux en neurosciences cognitives a mis l'accent sur la sélection de l'information dans l'espace, et plus particulièrement sur la manière dont l'orientation de l’attention dans l’espace module le traitement de l'information. Mais, pour que la sélection d’informations soit pertinente, le système ne doit pas seulement s'orienter dans l'espace mais doit aussi s’orienter au moment opportun.

Le projet NeT-Prep a pour ambition de mener des recherches, au niveau comportemental et neural, sur les liens entre attention spatiale et préparation temporelle grâce à des études comportementales, des preuves de la neuropsychologie et des méthodes de neuro-imagerie. Ce projet se propose d'étudier comment l'attention spatiale et temporelle fusionne au niveau comportemental et neural, pour optimiser la sélection et le traitement de l'information.

Porteur de projetAndré TRICOT
Unité de rechercheEPSYLON
FinanceurANR (AAPG - PRC)
Montant obtenu115 158,24 €
Dates de réalisation01/02/2021 - 31/01/2025

Description :

De nombreuses études montrent que l'optimisation des ressources en mémoire de travail (MDT) était un facteur clé dans la réussite des apprentissages académiques et qu'il est possible d’agir positivement sur ce facteur. Des travaux récents montrent que les ressources en MDT peuvent s’épuiser au cours d'une tâche d'apprentissage. Considérer l'épuisement des ressources en MDT introduit une nouvelle variable dans le domaine sans expliquer cet épuisement. Notre objectif est d'étudier l'effet d'épuisement en considérant le modèle de partage temporel des ressources, qui permet des prédictions précises sur la charge cognitive en MDT, sur la ressource qui est sollicitée et sur les causes de l’épuisement.

Nos objectifs :

  1. concevoir, tester et valider un nouveau paradigme expérimental ;
  2. proposer une approche intégrée, basée sur des mesures comportementales et (neuro)physiologiques ;
  3. étudier le partage temporel comme cause de l'épuisement et de la récupération des ressources en MDT.

Porteur de projet Jérôme CORTET
Unité de rechercheCEFE
FinanceurANR (ERA-NET - PRIMA)
Montant obtenu197 792 €
Dates de réalisation01/06/2021 - 31/05/2024

Description :

L’économie méditerranéenne est fortement dépendante de l’agriculture. Toutefois, la durabilité et la productivité de cette agriculture dans cette région sont sérieusement menacées, à cause du changement climatique et de la diminution des ressources en eau, amplifiés par une gestion agricole recourant massivement aux fertilisants minéraux et pesticides, au surpâturage et à la monoculture.
ReCROP vise à concevoir des agrosystèmes méditerranéens résilients, en se focalisant sur le développement de systèmes de production durables, qui combinent des outils biotechnologiques et des pratiques agricoles compatibles avec la préservation de l’environnement ; et ainsi obtenir des systèmes agricoles capables de faire face aux changements climatiques, en améliorant la biodiversité, la fertilité et les capacités de rétention en eau des sols. RECROP propose une approche innovante de gestion des micro-organismes associés aux plantes, en utilisant des bioinocula, des amendements organiques, des systèmes de production alternatifs, et des cultures plus résistantes aux extrêmes climatiques, permettant de fournir les services écologiques de base (séquestration du carbone et des matières organiques, cycle des nutriments, infiltration de l’eau).
ReCROP concerne la zone géographique méditerranéenne, incluant  des zones au sud (MGA-mediterranean geographic area- sud : Maroc, Egypte, Tunisie, au nord (MGA nord : Italie, France), et à l’ouest (MGA  ouest : Portugal, Espagne), et intègre des cultures essentielles (vigne, céréales, plantes aromatiques/médicinales). RECROP repose sur une approche multi-acteurs, impliquant les associations agricoles, les agriculteurs et entreprises, dans la conception des nouveaux agrosystèmes, en prenant en compte leurs savoirs traditionnels locaux au début du projet et en leur restituant directement les résultats. Les pratiques agricoles seront testées et suivies dans des parcelles expérimentales situées sur différentes zones pédoclimatiques, depuis les influences atlantiques (Portugal Nord, Espagne Nord-Ouest) jusqu’aux régions plus sèches et plus chaudes de l’Afrique. ReCROP se basera sur des systèmes déjà en place et d’autres conçus pour ce projet, avec pour but : i) de mettre en place et valider des systèmes agro-écologiques largement adaptables ; ii) de concevoir de nouvelles formulations de bioinnoculants pour accroitre la biodiversité et le fonctionnement des sols; iii) de fournir un nouvel outil, basé sur les « omics », pour évaluer les profils de biodiversité des sols permettant un choix des cultures adapté; iv) de caractériser socio-économiquement les principaux facteurs qui incitent les agriculteurs à changer pour des pratiques plus écologiques; v) de promouvoir les solutions durables innovantes de systèmes agro-écologiques, qui incluent l’expérience des acteurs locaux, et de fournir des recommandations pour améliorer la résilience des cultures..
La coopération multilatérale pour RECROP intégrera des questions techniques et économiques parmi les solutions proposées et servira de plateforme de démonstration pour les agriculteurs et autres acteurs de la filière, afin d’adopter des pratiques plus durables. RECROP explorera différents indicateurs permettant de suivre les progrès réalisés dans les agrosystèmes les plus performants, et démontrant les bénéfices de stratégies agricoles durables ciblées pour les cultures méditerranéennes.

Site Web :

Porteur de projet Chantal CRENN
Unité de rechercheSENS
FinanceurANR (ERA-NET HERA)
Montant obtenu181 716 €
Dates de réalisation05/2019 - 11/2022

Description :

FOOD2GATHER est un programme de recherche appliquée qui a mobilisé des équipes de recherche issues de six pays européens (Norvège, Pays-Bas, Belgique, France, Allemagne, Italie). Suivant la voie d’une anthropologie appliquée, il s’est engagé à s'attaquer de manière scientifique à la question brûlante de l'arrivée des nouveaux venus dans les sociétés européennes à travers le prisme de l’alimentation (au sens large incluant l’agriculture, la cuisine, les mises en conserve). Dans le cadre de la « crise migratoire » la plus récente en Europe, l'arrivée de migrants, de demandeurs d'asile et de réfugiés dans l'UE est redevenue une préoccupation politique et socioculturelle majeure. Au-delà de la dimension morale de l'accueil de ces personnes en Europe et des controverses politiques sur les modes de classification, la question centrale était de savoir comment les sociétés d’arrivées européennes – institutions et citoyens –placent de nouveaux migrants et comment les migrants se placent dans les espaces publics au sens d’Habermas comme domaines ouverts de rencontres et d'échanges humains et non humains. L'objectif du groupe de recherche était de s'interroger sur le rôle de la nourriture dans l'articulation des relations entre populations migrantes et sociétés majoritaires dans les espaces publics, pour savoir si (mais aussi pourquoi et comment) la nourriture pouvait être un vecteur de participation citoyenne, de créativité des populations migrantes. Basé sur des études de cas portant sur les pratiques alimentaires, les migrants et les réfugiés, l'intégration et les espaces publics, nous avons observé en Allemagne, en France, en Italie, en Norvège, en Hollande et en Belgique comment la nourriture fonctionne comme moyen de communication, de relation et d'intégration dans la société d'accueil des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile.
FOOD2GATHER a étudié le rôle que jouent l’alimentation, l’agriculture, le jardinage etc. dans la construction des identités, façonnant le sentiment d'appartenance ou pas – et donc rassemblant ou éloignant les gens – des populations migrantes par rapport aux habitants des pays européens. La question centrale était de savoir comment la nourriture peut susciter la réflexivité sur l'identité, l'engagement civique, ainsi que l'apprentissage mutuel autour des questions environnementales entre les migrants et les membres des sociétés d'accueil.

Site Web :

Dernière mise à jour : 22/12/2023