Découvrez les lauréats de l'appel à projets Soutien à la Recherche et à Création 2025-2 qui vise à soutenir des opérations de recherche scientifique, des opérations de création artistique ou culturelle, des opérations de recherche-création : consolidation, diffusion et valorisation de résultats ; préparation de nouveaux projets.
Structure d'appartenance : UMPV-RIRRA21
Montant accordé : 14 900 €
Résumé du projet : Le présent projet interroge les pratiques actorales dans les processus de création actuels qui manifestent de nombreuses porosités entre disciplines (théâtre, danse, performance) et qui redéfinissent les relations entre corps et imagination, ainsi que la distance entre l’interprète et l’acte.
Se situant dans le champ de la recherche-création il procède à des expérimentations artistiques à partir de protocoles scientifiques qui permettent leur comparaison et leur dialogue. Réalisées au plus près des conditions professionnelles de répétition, et centrées sur la pratique de l’acteur et du performeur, ces expériences se développent sous la forme de quatre workshops de création dans différents pays d’Europe et des Amériques : République Tchèque, Italie, Angleterre, Brésil. Réunissant à chaque fois des artistes et chercheurs étroitement associés dans la conduite et l’étude des processus de création de l’acteur, le projet cherche à bâtir une théorie conjuguant la multiplicité de ces approches, en dépassant les clivages entre disciplines et entre art et science.
A travers cette démarche le projet se donne pour objectif de faire émerger un lexique collaboratif et des systèmes théoriques sur ces pratiques contemporaines et leurs hybridations. Il vise aussi ainsi à partager des expertises sur les processus de création et des méthodologies de travail en les rendant largement accessibles et applicables pour la communauté artistique, scientifique et pédagogique des arts de la scène.
Structure d'appartenance : MO.CO-Esba
Montant accordé : 9 800 €
Résumé du projet : L’intelligence artificielle (IA) bouleverse nos sociétés, et les écoles d’art ne restent pas à l’écart de cette révolution. Entre outils de création et enjeux éthiques, l’IA redéfinit les pratiques artistiques, du protocole conceptuel à la relation texte-image, tout en posant des questions sur la surveillance, l’environnement ou le travail. Comment les artistes s’emparent-ils de ces technologies ? Comment l’IA, à la fois outil de création et objet de critique, transforme-t-elle les pratiques artistiques et les imaginaires collectifs ? En quoi l’art, par son approche sensible et expérimentale, peut-il décrypter les mécanismes de l’IA et en proposer des usages alternatifs ?
Le projet « Imminence Artificielle : Coder/Décoder l’IA » propose deux journées d’études au printemps 2026 pour explorer ces questions. « Coder », c’est comprendre l’IA comme outil créatif, à travers des ateliers pratiques animés par des experts comme le philosophe des mathématiques Juan-Luis Gastaldi (ETH Zurich) et l’artiste-chercheuse en informatique Sorina-Silvia Circu (Université Paris 8). Décoder, c’est interroger ses implications : désinformation, empreinte carbone, ou encore propriété des données. Des tables rondes réuniront artistes, chercheurs et professionnels pour croiser les regards.
L’originalité du projet réside dans son approche interdisciplinaire et expérimentale, combinant : ateliers pratiques pour appréhender l’IA comme outil créatif ; tables rondes pour décrypter ses enjeux sociétaux ; propositions plastiques produites par les étudiants à la suite des workshops.
Ces journées d’études visent à créer un groupe de recherche avec les étudiants dans une dynamique d’apprentissage collectif qui puissent nourrir des propositions plastiques.
Structure d'appartenance : UMPV/CRISES
Montant accordé : 7 600 €
Résumé du projet : La première phase des fouilles menées par l’Amykles Research Project (Société archéologique d’Athènes, en collaboration avec l’École française d’Athènes, le Ministère grec de la culture, l’Université de Münster et l’Université de Montpellier – Paul Valéry depuis 2025) dans le sanctuaire d’Apollon de Sparte-Amykles est achevée (fouilles 2005-2022). Alors que la publication finale est en cours de préparation, le site archéologique a été aménagé pour une réouverture au public au cours de l’automne 2025. Pour accompagner cette restitution, la transition des données numériques a été décidée, afin de centraliser et mettre en réseau les données de la recherche, de les rendre accessibles au plus grand nombre sous une forme synthétique et d’assurer la pérennité de leur stockage.
La logique suivie est double : améliorer l’infrastructure de recherche et développer la médiation à destination d’un public élargi, dans un dialogue entre patrimoine, science et société. La création d’un nouveau site internet est planifiée, afin de mettre à jour l’ensemble des découvertes et de proposer des notices synchronisées avec le nouveau parcours muséal du site et des modélisations 3D. Interface de médiation, le site internet fera également office de portail (avec des accès hiérarchisés) pour la production et l’exploitation des données
de la recherche, grâce à la mise en relation des bases de données. Enfin, le Système d’Information Géographique (SIG) existant, aujourd’hui réservé aux chercheurs, sera développé et décliné en ligne sous une version non-modifiable, à des fins de diffusion des données de la recherche (WebSIG).
Structure d'appartenance : UMPV/RIRRA21
Montant accordé : 9 000 €
Résumé du projet : Du 17 au 20 juin 2026, l’Université de Montpellier Paul-Valéry accueillera le congrès international du NECS (European Network for Cinema and Media Studies). La tenue de cet événement à Montpellier permettra d'asseoir à l'échelle européenne la place de l'université comme point nodal de la recherche sur les relations entre arts, sciences et sociétés et de mettre en lumière son excellence en matière de recherche-création. Ce congrès annuel des chercheurs et chercheuses en études cinématographiques et audiovisuelles (économie, esthétique, histoire, sociologie du cinéma et des médias, etc.) accueillera près de 500 participant·es et aura pour thématique « Invisible ». À travers leurs créations, le cinéma et les médias audiovisuels cherchent à rendre visible l’invisible, à révéler des réalités cachées, à montrer ce qui passe inaperçu. Ces régimes de visibilité ont non seulement affecté nos manières de percevoir le monde, mais soulèvent aussi des questions liées aux processus d’occultation et d’invisibilisation de certains courants, groupes et minorités qui y participent. Le congrès sera l’occasion d’explorer ces questions en les articulant à des enjeux esthétiques, politiques, sociaux et technologiques contemporains. La première journée sera destinée aux jeunes chercheur·es avec l’organisation d’un Graduate Workshop. Les trois jours suivants seront constitués de quatre sessions par jour (composée chacune d’une douzaine de panels parallèles) lors desquelles les participant·es présenteront et discuteront leurs recherches. Tout au long de l’événement, plusieurs activités seront proposées : un marché du livre avec les stands de maisons d’édition internationales, des présentations d’ouvrages, une projection et présentation de film en présence de l’artiste, des visites (Musée des Moulages, visites de Montpellier), ainsi que des performances recherche-création variées, allant du vidéo-essai performatif à des œuvres immersives (IA, réalité virtuelle). Chacune des journées comportera aussi l’intervention d’une « keynote », une personnalité issue du monde académique, artistique et du milieu cinématographique ou médiatique.
Structure d'appartenance : UMPV/CEFE
Montant accordé : 12 515 € €
Résumé du projet : L’activité des petits animaux qui vivent dans le sol est à la fois d’une extrême importance et très peu perceptible. L’enregistrement sonore peut permettre de rendre compte de cette activité. Mais il reste très difficile d’associer les sons rendus audibles pour l’oreille humaine à des processus particuliers comme des déplacements, le creusement de galeries ou la prédation. Pour rendre les sons évocateurs et permettre d’ouvrir ainsi un imaginaire fondé sur une interprétation objective, le projet « l’Oreille au Sol » propose d’enregistrer les sons produits par la faune du sol en parallèle d’expériences scientifiques visant à évaluer l’impact de la présence de biocides sur ces organismes. L’impact des biocides doit engendrer des contrastes sonores. Les ambiances ainsi dévoilées seront présentées en même temps que les résultats des études scientifiques dans des dispositifs immersifs couplant art et science. Deux types de dispositifs seront conçus : un dispositif destiné à des galeries d’art contemporain ou des musées, proposant un voyage sonore d’une vingtaine de minutes dans un univers rendant également compte du travail de recherche, et un dispositif mobile donc de taille réduite, spécifiquement conçu pour un jeune public de futurs agriculteurs dans le cadre d’une collaboration avec l’enseignement agricole public. Pleinement expérientiel, ce second dispositif permettra en outre aux élèves de réaliser eux-mêmes des enregistrements sonores de l’activité du sol dans le cadre d’activités de sciences participatives.
Structure d'appartenance : UMPV/RIRRA21
Montant accordé : 3 395 €
Résumé du projet : Le projet « Madragues, rencontres dialectiques autour de la symbiose du vivant » vise à faire se rejoindre des savoirs scientifiques et des pratiques plastiques artistiques pour questionner et représenter la symbiose du vivant, processus de relations complexes, contradictoires, paradoxales, ordonnées ou chaotiques, harmonieuses ou discordantes.
Il s’agit de relayer auprès de différents publics, les savoirs, savoir-faire, productions scientifiques et artistiques sur le sujet, mais aussi de mettre en dialogue et d’interroger ces différentes représentations. Ces rencontres pluri et interdisciplinaires entre arts et sciences, portées par le programme « Pratiques Plastiques Contemporaines et Contre-Cultures » (PPC&CC) du RIRRA 21, ont pour ambition, dans un contexte de crises environnementales, de faire revivre l’esprit utopique pour soutenir la co-construction de nouveaux rapports au vivant, situés dans des réalités territoriales locales, nationales ou plus globales, étayés par des savoirs savants et des productions plastiques artistiques sensibles.
Structure d'appartenance : UMPV/IRCL
Montant accordé : 6 000 €
Résumé du projet : Comment vivait-on les grandes détresses émotionnelles aux XVIe-XVIIIe siècles, à une époque où l’accompagnement psychologique n’existait pas ? Quelles étaient les ressources textuelles, relationnelles à disposition de ceux qui rencontraient ce qu’on désignerait aujourd’hui de façon large par des formes de dépression ?
Le projet DISTRESS s’empare de ces questions et propose de mettre au travail sur le plateau des textes exprimant des formes de détresse et de consolation dans la culture anglaise, en proposant à des étudiants de master de jouer ces textes en anglais, et donner ainsi à entendre des formes d’expression de la détresse et de la consolation aux XVIe-XVIIIe siècles, à une époque où les textes étaient souvent lus à haute voix. Un travail artistique sur la voix, vecteur des émotions, voix parlée et chantée, sera proposée lors des répétitions grâce à une série d’ateliers menés par Philippe Laboual, enseignant à l’ENSAD et au sein du master Exerce à I'Agora. Ce spectacle sera monté en parallèle par des étudiant·e·s de M1 du master études anglophones et des étudiant.e.s de fin de cycle de l’école « King
Edward VI School », dirigés par Perry Mills (directeur de la compagnie Edward’s Boys, partenaire de longue date de l’IRCL) assisté par Emma Benton.
Dans la lignée du projet Dramare Nostrum, ce nouveau projet souhaite faire se rencontrer pratiques dramatique, études anglophones et études des XVIe-XVIIIe siècles en prenant cette fois l’axe de l’histoire de la santé mentale sur la longue durée.







