La Traduction dans tous ses états / Translation Beside Itself

La Traduction dans tous ses états / Translation Beside Itself

Du mercredi 13 mai au samedi 16 mai 2026

Programme ici

 

Organisé par Ludivine Bouton-Kelly, Lily Robert-Foley et Ricarda Vidal

Un groupe composé de 28 traducteur.ices, auteur.ices, chercheur.ses, enseignant.es, et étudiant.es se rassembleront pour traduire un poème intraduisible, 14 fois, chaque fois différemment, dans des langues ou systèmes de signes différents, ou de manière expérimentale, en ayant recours à une pratique incarnée de la traduction et à des procédés qui lui sont propres. Au terme de la résidence, les productions issues de l’atelier ainsi que les traductions feront l’objet d’une restitution sous forme de lecture, de performance et/ou de discussion (réflexion en cours).

Le poème sur lequel nous travaillerons est de Mia You, qui sera présente.

Les résultats de cette traduction seront imprimés sur un poster composé de douze cases différentes qui, plié, sera ensuite distribué comme un zine de traduction expérimentale. D’un côté, le poster donnera à voir les traductions (et les QR codes des traductions visuelles et orales enregistrées) ; de l’autre, les commentaires critiques-créatifs courts, établis par chacun.e des traducteur.ices ou groupe de traducteur.ices). Chaque traduction fera référence au texte original, ainsi qu’à chacune des autres traductions.

Un événement d’ouverture (ouvert au public) aura lieu le 13 mai 2026 à 16h à l’Université de Montpellier Paul-Valéry, site Saint-Charles 2 (auditorium, Jardin d’hiver et cours des Incurables). 
Un événement de clôture (ouvert au public) se tiendra le 16 mai 2026 à 14h30 à l’auditorium de la Médiathèque Émile Zola.

Ce projet est financé par l’Institut Universitaire de France, et par le projet MIRANDA de l’Université de Montpellier Paul-Valéry, avec la collaboration de Poetry Talks, un programme de manifestations littéraires organisées par Karim Daanoune, Fiona McMahon et Lily Robert-Foley, membres de l’équipe de recherche EMMA EA741. Parmi nos autres partenaires figurent La Comédie du Livre, qui nous a généreusement prêté un espace pour travailler, ainsi que la Maison de la Poésie-Jean Joubert.

 

Les Ateliers Moultilingues

Imaginons une scène : deux personnes qui doivent se parler mais qui ne parlent pas une même langue en commun. Comment faire ?
Il y a dix ans, ou vingt ans, on aurait eu recours à des gestes, des bruits et des intonations, des mouvements de visage ou éventuellement à des dictionnaires papier, des mots apparentés ou que l'on espérait apparentés, ou bien à un passant volontaire qui aurait joué les interprètes.
Aujourd’hui, la situation est tout autre.
On sort le portable.
On sort son portable et on demande à un traducteur automatique (comme Google Translate ou DeepL...), ou bien à une IA générative (comme ChatGPT, Gemini, Claude, Chat, Mistral…) de nous traduire.
Mais ces traducteurs, est-ce qu’on peut leur faire confiance ? Pour bien traduire, déjà, mais aussi pour ne pas voler nos données, pour ne pas gaspiller les ressources énergétiques de la Terre, pour ne pas user nos cerveaux, réduire nos facultés créatives, critiques, voire notre humanité tout court… !?
Les ateliers moultilingues proposent de poser toutes ces questions — de multilinguisme, de traduction et de technologie — par le biais, justement, de la créativité humaine.
À travers des ateliers ludiques d’écriture multilingue (ou « moutilingue »), on se posera la question des langues à l’ère de l’IA, et en même temps, on cherchera à comprendre, collectivement, comment bien se servir (ou ne pas se servir) des outils numériques, quels sont les bénéfices potentiels et les risques apparents. On jouera, exploitera et détournera la « machine » pour jouir d’une nouvelle humanité cyborg qui ne perdrait en rien les facultés qui nous sont les plus chères : notre créativité, notre esprit critique, notre désir de se comprendre, dans une langue comme à travers elles — et notre besoin de contact humain.

Pour : les participant·e·s de toute langue, sans expérience d’écriture préalable ni connaissance numérique, de 11 ans à 111 ans. 
La proposition émane d’un projet de Lily Robert-Foley financé par l’Institut Universitaire de France : https://www.iufrance.fr/les-membres-de-liuf/membre/2880-lily-robert-foley.html

 

 

 

 

Dernière mise à jour : 07/05/2026