Soutenance de thèse

Le Vendredi, 27. septembre 2019 -
14:30 - 19:00
Salle des Actes à l’Université de Montpellier Paul-Valéry - Site Saint Charles

Madame Sabrina URBANI

Soutiendra vendredi 27 septembre 2019 à 14 h 30

Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint Charles 1 -

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Études romanes spécialité Études italiennes

Titre de la thèse : L’idéologie, la propagande et le cinéma chinois d’animation entre les années 20-70

Composition du jury :

  • Mme Isabelle FELICI, Professeure, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directrice de thèse
  • M. Alessandro GIACONE, Maître de conférences habilité, Université de Bologne (Italie)
  • Mme Anne MORELLI, Professeure émérite, Université libre de Bruxelles (Belgique)
  • M. Éric SORIANO, Maître de conférences, Université Paul-Valéry Montpellier 3

Résumé de la thèse

La proximité géographique favorisant les échanges de toutes natures, la France et le Piémont entretiennent depuis toujours des rapports privilégiés qui, au fil du temps, ont progressivement développé chez les populations concernées un sentiment d’appartenance à une même communauté. C’est la raison pour laquelle la grande majorité des Piémontais a choisi la France comme pays d’accueil au XIXe siècle lorsque la situation économique et démographique de l’Italie s’est aggravée. La mémoire collective franco-piémontaise déjà bien ancrée s’en est trouvée renforcée.
Les liens que les immigrés piémontais et leurs descendants entretiennent avec leur culture d’origine ou celle de leurs ancêtres diffèrent selon les individus. Ils dépendent bien souvent de la manière dont le déracinement a été vécu, de l’accueil reçu en France ainsi que de l’intégration au sein de la société française. L’intérêt porté au passé migratoire est également très variable. Certains s’en préoccupent peu tandis que d’autres cultivent leurs liens avec le passé car ils y voient le moyen de renforcer leur identité personnelle. Au niveau individuel et familial, la mémoire se transmet par le maintien des liens avec la terre des origines. Il peut s’agir par exemple de la langue des ascendants, du maintien des échanges, des témoignages écrits, de la littérature, des films ou bien encore des chansons. Au niveau collectif, la transmission de la mémoire est assurée par la coopération transfrontalière, les associations et les jumelages car ils représentent de manière tangible la mémoire collective franco-piémontaise et assurent également sa perpétuation. Cette dernière interagit constamment avec les mémoires individuelles et familiales.
Aujourd’hui encore les échanges entre la France et le Piémont restent nombreux et permettent la consolidation et la perpétuation des mémoires individuelles, familiales et collectives. En interaction constante, ces mémoires se renforcent mutuellement. Mon travail entend montrer que la mémoire du passé se transmet, volontairement ou non, d’une génération à la suivante. Il s’agit parfois d’un legs tout juste perceptible et difficilement descriptible mais qui n’en demeure pas moins bien présent.

Dernière mise à jour : 24/09/2019